jeudi 24 février 2011

24 février 2011 Diminution de la violence et le féminisme

Les féministes québécoises et les programmes québécois n’ont pas de mérite particulier, car la diminution de la violence conjugale s’étend à l’ensemble du Canada. Le fait qu’elle soit plus élevée dans l’Ouest canadien découle de la structure plus jeune de la pyramide des âges,  en Alberta à titre d’exemple.
Non seulement, la baisse de la violence conjugale depuis 1993 s’étend-elle à l’ensemble du Canada, mais elle s’étend également à l’ensemble des États-Unis, à l’Angleterre et au Pays de Galles, où la violence grave, dont l’ampleur a été mesurée dans le contexte d’une enquête sur la victimisation criminelle a diminué autant qu’au Québec :

« La réduction de la prévalence de la violence conjugale chez les femmes au Canada entre 1993 et 2004 ne constitue pas un phénomène isolé. On observe une tendance comparable aux États-Unis au cours de la même période. Entre 1993 et 2004, les données du
National Crime Victimization Survey (NCVS) indiquent que le taux de prévalence de la violence subie par les femmes de la part d’un conjoint, d’un ex-conjoint ou d’un partenaire intime aux États-Unis est passé de 9,8 ‰ en 1993 à 3,8 ‰ en 2004, soit une baisse de 61 % (Catalano, 2006 : 5, figure 3). Les résultats du NCVS peuvent être considérés comme un indicateur de la diminution de la violence grave, car cette enquête annuelle couvre les incidents que les répondants considèrent explicitement comme un crime.

De même, le NCVS enregistre une diminution de 56,5 % du taux des crimes contre la personne
(violent crimes) chez les femmes aux États-Unis entre 1993 et 2004, qui passe de 40,7 ‰ en 1993 à 18,1 ‰ en 2004 (Catalano, 2005 : 6, tableau 4). Ces données indiquent que la diminution de la violence conjugale envers les femmes aux États-Unis suit une tendance comparable à celle des crimes violents envers les femmes»
Source : Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes, p. 24,
[en ligne] : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2007/ViolenceH_F2004.pdf


La version anglaise est plus complète encore

«The decrease in domestic violence perpetrated against women in Canada between 1993 and 2004 is not an isolated phenomenon. A comparable trend was observed in the United States during the same decade.
Results from the
National Crime Victimization Survey (NCVS) indicate that the prevalence rate of domestic violence against women perpetrated by a current or ex-spouse or intimate partner decreased from 9.8‰ in 1993 to 3.8‰ in 2004, a drop of 61% (Catalano, 2006: 5, Figure 3). In England and Wales, domestic violence fell by 59 per cent between 1995 and 2004/2005, according to the British Crime Survey (Finney, 2006:
1). The results of the NCVS can be interpreted as an indicator of the decrease in severe violence, since this annual survey covers incidents which the respondents explicitly consider to be a crime.
< style="font-style: italic;">The results of the British Crime Survey can also be considered as an indicator of the decrease in severe partner violence.

The NCVS also showed a 56.5% decrease across the board in the rate of violent crimes against women between 1993 and 2004, from 40.7‰ in 1993 to 18.1‰ in 2004 (Catalano, 2005: 6, Table 4). The rates of domestic violence as a separate category decreased from 9.8‰ in 1993 to 3.8‰ in 2004. This indicates that the decrease in domestic violence against women in the U.S. followed a trend similar to that for all violent
crimes against women»<>
Source : Context and Consequences of domestic violence against men and women in Canada in 2004, p. 24,
[en ligne] : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2008/ViolenceH_F2004_an.pdf


Le National Crime Victimization Survey (NCVS), enquête annuelle sur la victimisation criminelle aux Etats-Unis, et le British Crime Survey (BCS) arrivent aux mêmes résultats que l’ESG de Statistique Canada quant à la baisse de la violence conjugale grave, non seulement au Québec et au Canada, mais aux États-Unis et en Grande-Bretagne.  Aux Etats-Unis, les baisses de la violence conjugale sont strictement parallèles aux baisses des crimes de violence en général. De même, au Canada, il y eu une baisse générale des crimes de violence grave, comme en témoignent les statistique policières.
On peut présumer qu’il en est de même en Grande-Bretagne.

Ces résultats ne dépendent pas des groupes féministes, qui ne peuvent aucunement s’attribuer le mérite de la régression des crimes de violence grave en général au cours des deux dernières décennies. Cette régression résulte d’une multitude de facteurs, comme le montrent diverses études. Parmi ces facteurs, il y a le vieillissement de la population, l’établissement de nouvelles normes sociales quant au caractère inacceptable de la violence physique grave,  l’augmentation de l’efficacité des services policiers à procéder à l’arrestation des criminels violents, l’amélioration dans le processus de réhabilitation des criminels violents (sauf rares exceptions, il n’y a plus de Richard Blass, de Jacques Mesrine, de Bonnie and Clyde ou de Joe Dillinger), l’introduction de systèmes d’alertes et de surveillance contre les criminels, la plus grande médiatisation des crimes violents, etc. Cependant, là où le dépistage et la prévention échouent encore, c’est dans la capacité de détecter et d’identifier les individus susceptibles de se livrer à des «rampage shootings», tels qu’on en voit régulièrement aux Etats-Unis (le plus récent ayant visé la représentante Gabrielle Giffords et s’est traduit par six décès). Même si les auteurs de tels massacres de masse donnent dans la très grande majorité des cas des signes annonciateurs de leur naufrage prochain dans la schizophrénie meurtrière, avant leur passage à l’acte, que ce soit sur l’internet ou auprès de leur entourage. 
Les groupes de pression féministes ignorent ces changements importants au niveau de la criminalité, tout comme la droite politique, (laquelle, comme les féministes, réclame un durcissement coûteux du système judiciaire et du système carcéral, alors que ces montants seraient beaucoup plus efficaces s’ils étaient investis dans le dépistage et prévention sociale de la criminalité dès l’enfance et dans la réhabilitation sociale des criminels). Les groupes de pression féministes qui sont soi-disant de gauche véhiculent en fait une pensée politique proche de l’extrême droite (vouée à la défense farouche des «acquis» de la nomenklatura féministe,  à la censure ou même à la suppression de la liberté d’expression de tout mouvement opposé leur discours «politically correct»). Le discours féministe est un discours aussi fondamentaliste et aussi d’extrême droite que l’islamisme ou le christianisme radical de la droite religieuse américaine. Les différences ne sont que superficielles, la structure interne du discours est la même).  Tous ces groupes cultivent la paranoia victimaire qui est le ciment qui lie ensemble ces individus persuadés d’être persécutés, que le persécuteur et le dominateur soit l’Occident (aux yeux des islamistes), l’État fédéral (aux yeux de l’extrême droite américaine), les immigrants (aux yeux de l’extrême droite européenne) ou le patriarcat (aux yeux de l’extrême droite féministe). Une structure commune du discours et du refus de la rationalité.
Nous affirmons que les milliards donnés aux organisations féministes pour leurs propagandes victimaires et aux campagnes de sensibilisation à la violence conjugale furent un gaspillage éhonté des fonds publics.
L'équipe de L'après-rupture

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