Lettre ouverte
L'après-rupture
L'après-rupture
28 mars 2011
LA DICTATURE DE LA PENSÉE DU RICHE CONSEIL DU STATUT DE LA FEMME…
montre à quel point le discours féministe officiel (représenté par Mme Pelchat) est devenu incohérent et contradictoire. Il constitue une tentative à peine déguisée d’opposer le bien commun (c’est-à-dire l’accumulation des privilèges de la nomenklatura féministe) à certains droits fondamentaux de la personne comme celui à la libre expression (y compris celui de critiquer les mensonges véhiculés par le discours soi-disant féministe de cette secte de privilégiées de la classe politique). Le discours féministe est essentiellement devenu une langue de bois politique au service des ambitions personnelles d’une clique d’opportunistes et d’arrivistes. C’est une forme pas particulièrement subtile de dictature de la pensée par un organisme féministe coûteux infiltré à l’intérieur de l’État québécois.
« Nous sommes conscientes de devoir abandonner certains de nos désirs individuels, que nous confondons souvent avec des droits, afin que triomphe le bien commun. »
Si l’on prend cela au mot, cela veut-il dire que le Conseil du statut de la femme et le ministère de la Condition féminine sont prêts à renoncer définitivement à l’emploi systématique de la fausse statistique et de la désinformation pour diffuser le discours victimaire des féministes radicales vouées à l’extorsion de sommes fabuleuses au Trésor public québécois? Est-ce que les féministes institutionnelles comme Mme Pelchat continuent de considérer que le recours systématique à la fausse statistique et à la désinformation constitue un droit et un acquis inaliénable du féminisme ? Ou Mme Pelchat est-elle enfin prête à convenir que l’emploi institutionnalisé des fausses statistiques constitue une attaque en règle contre le bien commun et les fondements de la démocratie ? Ou Mme Pelchat est-elle prête à renoncer publiquement aux postulats idéologiques du discours féministe victimaire et aux innombrables stéréotypes sexistes élaborés sur le thème de l’homme toujours bourreau et de la femme perpétuelle victime ? Le dossier sur le recours systématique à la fausse statistique par le Conseil du statut de la femme et le ministère de la Condition féminine devient de plus en plus volumineux. Il sera rendu public de manière progressive au cours des prochains mois.
En plus, cette lettre de Mme Pelchat nous gratifie du privilège de pouvoir nous abreuver de sa prose d’une limpidité cristalline qui fait honneur à la langue française. Jugez-en vous-même :
" Nous posons de plus en plus de gestes moins nuisibles pour la planète"
Quel est le sens philosophique profond d’une phrase aussi magnifique ? Par exemple, cette assertion veut-elle signifier que nous posons de plus en plus de gestes nuisibles à la planète, mais que le caractère nuisible de chacun de ces gestes a tendance à diminuer ? Au total, la quantité de gestes nuisibles augmente-t-elle à un rythme plus rapide que celui de la diminution du caractère nuisible de chacun de ces gestes individuels ? Sans doute que Mme Pelchat, à titre de politicienne accomplie, désire faire la démonstration de sa maîtrise du double langage et de sa volonté de plaire à la fois aux pollueurs, de même qu’aux défenseurs de l’environnement ?
Le comble de l’ironie de ce texte, c’est la dénonciation du soi-disant «patriarcat» par Mme Pelchat. Est-ce que Mme Pelchat voudrait bien nous donner une définition opérationnelle précise du patriarcat et nous identifier précisément les hommes qui sont à la tête de ce patriarcat au Québec, en évitant d’omettre le nom du premier ministre en tête de liste ? Quoi qu’elle en dise, il est pour le moins ironique que Mme Pelchat prétendre s’opposer au patriarcal alors qu’elle a été la conjointe de Serge Marcil (malheureusement victime du récent tremblement de terre en Haïti) qui a occupé les fonctions de ministre dans le gouvernement libéral et qui a occupé pendant plusieurs années le poste de président du Parti libéral du Québec, atteignant ainsi le sommet de la hiérarchie patriarcale au Québec. Mme Pelchat pourrait reprendre, à l’égard du patriarcat, cette boutade de Sacha Guitry à propos des femmes, dont il disait qu’il était « contre, tout contre ».
Le discours des féministes institutionnelles évite d’utiliser le concept de «bourgeoisie», puisqu’elles en sont issues pour la plupart. Elles ne vont pas dénoncer le premier ministre qui leur accorde à chaque année des centaines de millions pour dénigrer les hommes des classes laborieuses, exerçant ainsi une forme pernicieuse de «contrôle social», de dictature de la pensée, pour le plus grand profit de la classe dominante, dont elles font d’ailleurs partie.
L’ÉQUIPE DE L’APRÈS-RUPTURE
http://www.lapresrupture.qc.ca/29_03_2011_pelchat.html